Notre-Dame du Chêne Sanctuaire Marial - VION (72)

Guide : La France, Fille Aînée de l’Eglise

Cette chapelle abrite, en son centre, le statuaire de Jésus apparaissant à Sainte Marguerite-Marie. Elle fut religieuse à Paray-le-Monial.

Elle a reçu plusieurs apparitions du Christ.

La plus célèbre de ces apparitions est celle où Jésus lui montre son divin cœur en disant : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour.

Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart d'entre eux,que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu'ils ont pour moi, dans ce Sacrement d'amour. »

A gauche du statuaire, la peinture murale représente les saints fondateurs de la Fille aînée de l'Eglise : Sainte Clotilde, épouse de Clovis, l'évêque saint Rémi, Saint Louis IX, sainte Geneviève et Saint Michel Archange ; en arrière-plan, dans une éclaircie, apparaît la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

En effet, en 1871, Alexandre Legentil fait le vœu d'ériger à Paris un édifice dédié au Sacré-Cœur : ce sera le Sacré-Cœur de Montmartre. La première pierre de l'édifice fut offerte par la Marbrerie de l'Ouest, avec une médaille de Notre-Dame du Chêne à l'intérieur. Il s'en suivra deux consécrations de la France au Sacré-Cœur : la première par le peuple le 11 juin 1915, et la seconde par les chefs de familles, le 17 juin 1945.

Cette peinture murale fait donc référence à cette consécration avec les saints protecteurs de la France, Fille aînée de l'Eglise, née aux fonds baptismaux de Reims, par le baptême de Clovis : « Courbe-toi, fier Sicambre. Adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. » dira Saint Rémi à Clovis.

En allant à Rome pour demander à Léon XIII la permission d'entrer au Carmel malgré son jeune âge, sainte Thérèse de l'Enfant Jésus est passée à Montmartre, et le 6 novembre 1887 s'y est consacrée au Sacré-Cœur. À son retour à Lisieux, Elle fera don d'une gourmette en or pour la fabrication de l'ostensoir de la basilique parisienne.

La consécration au Sacré-Cœur, c'est aller sans cesse puiser aux sources vives du Salut.

Les Papes n'ont cessé de témoigner, au cours du temps, de la place unique de la France dans la protection de la foi catholique.

Saint Jean-Paul II en 1980, adressera cet appel au Bourget :

« Aujourd’hui dans la capitale de l’histoire de votre nation, je voudrais répéter ces paroles qui constituent votre titre de fierté : Fille aînée de l’Eglise. (…) Il n’existe qu’un seul problème, celui de notre fidélité à l’Alliance avec la Sagesse éternelle, qui est source d’une vraie culture, c’est-à-dire de la croissance de l’homme, et celui de la fidélité aux promesses de notre baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Alors permettez-moi de vous interroger : France, fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ?

Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de l’Eglise et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’Alliance avec la Sagesse éternelle ?

Pardonnez-moi cette question. Je l’ai posée comme le fait le ministre au moment du Baptême. Je l’ai posée par sollicitude pour l’Eglise dont je suis le premier prêtre et le premier serviteur, et par amour pour l’homme dont la grandeur définitive est en Dieu, Père, Fils et Esprit. »

Georges Bernanos, écrivain (1888-1948), disait qu'être « Fille aînée de l'Eglise » n'est pas un orgueil, mais une responsabilité.

Pour demander cette fidélité à la Sagesse éternelle, nous pouvons invoquer    Saint Michel Archange :

« Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous en supplions. Et vous, prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen. » Pape Léon XIII.

Prière au Sacré Cœur de Jésus de Saint Benoît-Joseph Labre (1748-83)

« Mon Dieu, accordez-moi, pour vous aimer, trois cœurs en un seul.

Le premier, pour vous, pur et ardent comme une flamme, me tenant continuellement en votre présence et me faisant désirer parler de vous, agir pour vous, et, surtout, accueillir avec patience les épreuves qu'il me sera donné de devoir surmonter au cours de ma vie.

Le second, tendre et fraternel envers le prochain, me portant à étancher sa soif spirituelle en lui confiant votre parole, en étant votre témoin comme en priant pour lui. Que ce cœur soit bon pour ceux qui s'éloignent de vous, et plus particulièrement encore s'ils me rejettent; qu'il s'élève vers vous, vous implorant de les éclairer afin qu'ils parviennent à se libérer des filets du chasseur.

Qu'il soit, enfin, plein de compassion pour celles et ceux qui ont quitté ce monde dans l'espérance de vous voir face à face …
Le troisième, de bronze, rigoureux pour moi-même, me rendant vainqueur des pièges de la chair, me gardera de tout amour-propre, me délivrera de l'entêtement, me poussera à l'abstinence et m'incitera à me défier du péché. Car je sais que plus je maîtriserai les séductions de la nature, plus grand sera le bonheur dont vous me comblerez dans l'éternité. »