Chemin de croix
Olivier Clément
vendredi saint 1998
1. Jésus est condamné à mort
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Mt 27, 22-23, 26
Pilate leur dit : « Que ferai-je donc de Jésus
qu’on appelle Christ ? » Ils dirent tous : « Qu’il soit
crucifié ! » Qu’a-t-il donc fait de mal ? demanda-t-il. Mais
eux crièrent plus fort : « Qu’il soit crucifié !
» Alors il leur relâcha Barabbas. Quant à Jésus,
après l’avoir fait flageller, il le leur livra pour être
crucifié.
Esprit de vie, Esprit de vérité,
onction messianique de Jésus,
toi qui de ses paroles
faisais des semences d’éternité,
maintenant tu es le silence
au cœur de la Parole humiliée.
Revêts de ce silence notre prière
pour qu’elle accompagne, bouleversée,
Jésus cheminant dans nos abîmes.
Notre Père…
Tu es le pauvre Seigneur Jésus,
en toi la gloire éternelle de Dieu
2. Jésus est chargé de la croix
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Mt 27,27-31
Alors les soldats du gouverneur emmenèrent
Jésus au prétoire et rassemblèrent auprès de lui
toute la cohorte. Après l’avoir dévêtu, ils
jetèrent sur lui un manteau de pourpre, tressèrent une couronne
d’épines et la posèrent sur sa tête, avec un roseau
dans sa main droite. Fléchissant le genou devant lui, ils le raillaient.
« Salut, roi des juifs ! » Ils lui crachaient dessus et, prenant le
roseau, ils le frappaient à la tête. Puis, après
s’être ainsi moqués de lui, ils lui retirèrent son
manteau, lui remirent ses vêtements et l’emmenèrent pour le
crucifier.
Jésus bafoué, Jésus exclu et
humilié,
donne-nous de te découvrir, de te servir,
dans tous les exclus et tous les humiliés.
Et aussi dans tous ceux que nos divisions
et nos paroles mortes éloignent de toi
et qui cherchent la vie
dans l’intensité de la mort :
drogue des bombes et des poignards,
drogue des sens,
béatitude sans bienheureux.
Prions ton Esprit Saint qu’il leur montre
au tréfonds de tant de paroxysmes,
non le néant tant redouté, tant attendu,
mais ton visage ivre d’amour,
soleil de sang.
Notre Père…
O Croix sagesse suprême,
O croix de Jésus-Christ ! (bis)
Le Fils de Dieu lui-même
Jusqu’à la mort obéit ;
Ton dénuement est extrême
O Croix de Jésus-Christ !
3. Jésus tombe
pour la première fois
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Prophétie d’Isaïe (53,4-6)
Vraiment ce sont nos souffrances qu’il portait et nos
douleurs dont il s’était chargé. Et nous, nous le
considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié. Mais
lui, il a été transpercé à cause de nos crimes,
broyé par nos iniquités. Le châtiment qui nous donne le
salut s’est abattu sur lui et dans ses plaies nous trouvons la
guérison. Tous nous errions perdus comme des brebis, chacun suivant sa
propre route et le Seigneur a fait retomber sur lui, l’iniquité de
tous.
Quand viennent le découragement
et l’amertume et la révolte,
révolte devant l’atroce maladie
qui poignarde une jeune mère
et l’arrache à ses bien-aimés,
nausée
quand le bourreau écartèle sa proie
et que Mammon sereinement
affame les peuples,
alors
donne-nous de savoir, Jésus,
que ces croix sont aussi la tienne
inséparable de ta Résurrection.
Fais de mon désespoir une espérance,
de ma nuit une confiance,
de ma faiblesse un combat de vie,
toi qui, pour avoir pleuré
des larmes de sang,
peux essuyer toute larme de nos yeux
(Ap 7,17 ; 21,4 ; Is 25,8).
Notre Père…
Si l’espérance t’a fait marcher
plus loin que ta peur (bis)
Tu auras les yeux levés,
Alors tu pourras tenir, jusqu’au soleil de Dieu.
4. Jésus rencontre sa mère
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Lc 2, 34-35. 51
Syméon dit à Marie, sa mère : «
Cet enfant amènera la chute et le relèvement de beaucoup en
Israël. Il sera un signe de contradiction afin que se dévoilent les
pensées de bien des cœurs. Et toi, une épée te
transpercera l’âme. »
Sa mère gardait fidèlement toutes ces choses
dans son cœur.
Prophétie de Jérémie (31,36)
Ainsi parle le Seigneur : « Cesse ta plainte,
sèche tes yeux ! Car tes peines auront leur salaire. »
Sainte Marie, Mère de Dieu,
prie-le pour nous quand la croix
innombrable de l’humanité
devient un glaive dans nos cœurs.
Qu’avec toi nous mettions au monde
ce Dieu exclu que tu sus accueillir
pour qu’il renouvelle tout par son amour.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
donne à chacun cette maternité de
l’âme
qui permet le rayonnement de l’amour.
Notre Père…
Vierge au cœur transpercé,
viens guider nos pas ;
Vierge au pied de la croix,
éclaire notre route ;
Vierge de ceux qui souffrent,
donne-nous ton Fils.
5. Jésus est aidé
par Simon de Cyrène
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Mt 27, 32 ; 16, 24
Comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de
Cyrène nommé Simon, et ils le requirent pour porter la croix de
Jésus.
Jésus dit à ses disciples : « Si
quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie
lui-même, prenne sa croix et me suive. »
Miraculeux échange des douleurs :
Jésus, donne-nous de comprendre
que c’est toi, lorsque nous chancelons,
qui charges notre croix sur ton épaule.
Par toi, par ta vie ressuscitée,
la croix inattendue devient celle qui sauve.
Notre Père…
Où sont amour et charité,
Dieu lui-même est présent,
Car l’amour est de Dieu,
Car Dieu est amour.
Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit
Ne saurait aimer le Dieu qu’il ne voit pas ;
Voilà le commandement que nous avons reçu de
lui,
Que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.
6. Véronique essuie
le visage de Jésus
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Prophétie d’Isaïe (53,2-3)
Il n’a ni apparence ni beauté pour frapper nos
regards, ni splendeur pour attirer sur lui notre amour. Méprisé
et rejeté par les hommes, homme de douleur, familier de la souffrance,
comme quelqu’un devant qui on se voile la face.
Psaume 27, 8-9
De toi mon cœur a dit : Cherche sa face. C’est ta
face, Seigneur, que je cherche, ne me cache point ton visage.
Ô Dieu, toi, l’inimaginable,
tu nous as révélé ta Face
dans un visage d’homme transfiguré,
dans un visage d’homme défiguré.
Car la Vie s’est manifestée
elle nous est apparue (1 Jn 1, 2).
Donne-nous le regard de Véronique
pour deviner en tout homme ton image.
Et comme sur le voile miraculeux
imprime ta Face sur notre cœur
pour qu’il s’embrase.
Notre Père…
Je cherche le visage,
le visage du Seigneur,
Je cherche son image,
tout au fond de vos cœurs
7. Jésus tombe
pour la seconde fois
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Livre des Lamentations (3, 1-2, 9, 16)
Je suis l’homme qui a connu la détresse sous la
verge de sa fureur. Il m’a conduit, il m’a fait cheminer dans les
ténèbres et non dans la lumière.
Il a barré mes chemins
avec des blocs de pierre,
obstrué mes sentiers…
Il a donné à mes dents du gravier à broyer,
il m’a nourri de poussière.
Lettre aux Hébreux (4,15)
Nous avons un grand prêtre qui n’est pas
incapable de compatir à nos faiblesses, lui qui a été
éprouvé en toute chose, à notre ressemblance, le
péché excepté.
Seigneur, lorsque tout semble sans issue,
chemins barrés, poussière dans la bouche,
révèle-nous la force du baptême
dont tu voulus pour nous
être éprouvé (Lc 12, 50)
pour jeter sur la terre le feu
du Saint-Esprit (Lc 12, 49).
Dis-nous que nous renaîtrons
de ce baptême,
que jamais nous ne sommes abandonnés.
Compagnon étrange de nos chutes,
fais qu’elles arrachent nos peaux mortes
et que poussière et cendre
dans nos bouches,
quand le cœur et l’intelligence
se retournent,
prennent saveur d’eucharistie.
Notre Père…
Oui je me lèverai, et j'irai vers mon Père.
Mon cœur a dit je cherche ta face,
Entends mon cri, pitié réponds-moi.
8. Jésus rencontre
les femmes de Jérusalem
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Livre des Lamentations (2,18-19)
Crie de ton cœur au Seigneur, vierge fille de Sion ;
laisse couler tes larmes comme un torrent… élève tes mains
vers lui pour la vie de tes petits enfants qui défaillent de faim aux
coins de toutes les rues.
Lc 23, 27-29, 31
Une grande foule du peuple le suivait, ainsi que des femmes
qui se frappaient la poitrine et pleuraient sur lui. Mais, se retournant vers
elles, Jésus leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez
pas sur moi, pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants. Car
viendront des jours où l’on dira : « Heureuses les
stériles, les entrailles qui n’ont pas enfanté et les seins
qui n’ont pas allaité… Car si l’on traite ainsi le
bois vert, qu’en sera-t-il du sec ? »
Seigneur, tu confirmas la femme
dans sa liberté de personne.
Qu’elle assume librement le monde
mais à travers sa féminité.
Qu’elle soit la mère qui console
l’homme, cet enfant perdu.
Qu’elle soit la femme forte
qui lutte pour la vérité.
Nous te bénissons, Marie très sainte,
toi qui n’as pas hésité
devant l’incroyable aventure
des noces de Cana à ces noces de sang.
Notre Père…
Changez vos cœurs,
croyez à la Bonne Nouvelle,
Changez vos cœurs,
croyez que Dieu vous aime.
Je ne viens pas pour condamner le monde,
Je viens pour que le monde soit sauvé.
9. Jésus tombe
pour la troisième fois
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Livre des Lamentations (3,27-32)
Il est bon pour l’homme de porter le joug dès
sa jeunesse Qu’il reste à l’écart en silence
Qu’il mette sa bouche dans la poussière, peut-être y a-t-il
de l’espérance ! Qu’il tende la joue à qui le frappe,
qu’il se rassasie d’humiliations. Car le Seigneur ne rejette pas
à jamais. S’il afflige, il a compassion selon sa grande
miséricorde.
Mt 11,28-29
Venez à moi, vous tous qui êtes chargés
et fatigués et je vous donnerai du repos. Prenez sur vous mon joug et
mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur.
Que la miséricorde de Dieu
me permette d’avancer encore,
d’oser poser un pied devant l’autre
non dans le vide mais dans le pardon.
Que l’Esprit qui te soutient, Jésus,
quand volontairement tu vas au calvaire,
me donne, si lourd et si léger,
le joug de la vraie liberté
qui me fait responsable de l’autre.
Alors nous pétrirons la poussière
où ta face s’est imprimée
pour que toute la terre soit Véronique.
Nous la pétrirons pour donner aux hommes
du pain, du sens, de la beauté,
pain a saveur eucharistique,
sens de la Sagesse crucifiée,
beauté qui traversant la mort
se fait source de communion (Denys
l’Aréopagite).
Notre Père…
Agneau de Dieu qui prend nos péchés (bis)
Tu donnes Vie au monde, vie,
Tu donnes Vie au monde.
10. Les vêtements de Jésus
sont partagés
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Mt 27,33-34
Arrivés à un lieu-dit Golgotha, ils lui
donnèrent à boire du vin mêlé de fiel.
Jn 19,23-24
Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils
prirent ses vêtements et firent quatre parts, une pour chaque soldat, et
sa tunique. Or cette tunique était sans couture, tissée
d’une seule pièce du haut en bas. Ils se dirent donc les uns aux
autres : « Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui
l’aura. » Ainsi s’accomplit l’Écriture : «
Ils se sont partagés mes vêtements et ils ont tiré au sort
ma tunique. »
Seigneur,
nous nous sommes partagé tes vêtements,
nous les avons dispersés
à l’Est et à l’Ouest, au Nord et
au Sud.
Fais-nous comprendre
que la diversité des regards
ne divise pas la lumière.
Secrètement,
la tunique reste sans couture,
la communion des saints et des pécheurs
existe toujours.
Permets-nous de la découvrir
au pied de la Croix,
non dans l’avidité qui divise
mais dans l’amour
pour l’Homme de douleurs,
pour tous les hommes de douleurs.
Notre Père…
Donne-nous Seigneur, un cœur nouveau,
Mets en nous Seigneur, un esprit nouveau.
11. Jésus est cloué à la croix
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Mt 27,35-42
Quand ils l’eurent crucifié…,
s’étant assis, ils restaient là, à le garder. Ils
avaient placé au-dessus de sa tête un écriteau avec le
motif de sa condamnation : « Celui-ci est jésus, le roi des juifs.
» Alors on crucifia avec lui deux bandits : l’un à sa droite
et l’autre à sa gauche. Et ceux qui passaient par là
l’insultaient, hochant la tête et disant : « ... Si tu es le
Fils de Dieu, descends de la croix. » De même se moquaient de lui
les grands prêtres ainsi que les scribes et les anciens, disant : «
... Qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui
».
Lc 23,30-43
Or l’un des malfaiteurs mis en croix l’insultait
: « N’est-ce pas toi qui es le Messie ? disait-il. Sauve-toi
toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre le reprit : «
Pour nous, c’est justice, nous payons nos actes. Mais lui, il n’a
rien fait de mal. Et il dit : « Jésus, souviens-toi de moi lorsque
tu viendras dans ton Royaume. » Et lui, lui répondit : « En
vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi en
Paradis. »
Seigneur,
je suis à la fois le larron qui blasphème
et celui qui met sa confiance en toi.
Unifie-moi, Jésus, dans cette confiance.
Qu’au moment de mes révoltes,
de mes doutes,
qu’au moment de ma mort, je t’appelle :
Souviens-toi de moi
quand tu viendras dans ton Royaume.
L’instant alors devient
la porte de l’éternité,
ta mort juge mon jugement,
la lumière de ton cœur est mon Paradis.
Notre Père…
Mystère du Calvaire,
Scandale de la Croix :
Le maître de la terre
Esclave sur ce bois !
Victime dérisoire,
Toi seul es le Sauveur,
Toi seul le roi de gloire,
Au rang des malfaiteurs.
12. Jésus meurt sur la croix
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Jn 19,25-27
Près de la croix de Jésus se tenaient sa
mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléopas,
et Marie de Magdala. Jésus alors, voyant sa mère et,
auprès d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa
mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère ».
Mt 27,45-46, 50
De midi à la troisième heure de
l’après-midi, l’obscurité se fit sur toute la terre.
Vers trois heures, Jésus cria d’une voix forte : « Eli, Eli,
lemà sabactàni ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu,
mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »… Et, poussant
de nouveau un grand cri, il expira.
En silence, nous voici au pied de la croix
où le Dieu incarné meurt d’amour.
D’être ainsi aimés
fait taire rancunes et accusations,
nos accusations contre toi,
nos accusations contre l’autre.
Notre liberté achève de se libérer.
Dans le silence du cœur
un cri soudain jaillit avec des larmes :
Mon Seigneur et mon Dieu.
Et nous comprenons aussi
le vieil adage monastique :
qui voit son frère voit son Dieu.
Notre Père…
Nous chantons la Croix du Seigneur,
Qui se dresse sur l’univers,
Comme un signe éclatant,
de la gloire de notre Dieu.
13. Jésus est déposé de la croix
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Mt 27, 55, 57-58
Il y avait là de nombreuses femmes qui regardaient de
loin, celles-là mêmes qui avaient suivi Jésus depuis la
Galilée et le servaient [ ... ] Le soir venu, il vint un homme riche
d’Arimathie, du nom de Joseph, qui, lui aussi était devenu
disciple de jésus. Il alla trouver Pilate et lui demanda le corps de
Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remît.
Jésus,
aujourd’hui tu dors d’un sommeil
qui semble de mort
à la poupe du vaisseau du monde,
comme tu dormais sur le lac (Mc 4, 38).
Dieu est mort, nous ont dit les doctes,
il n’y a rien,
rien que le ciel creux et vide
où le néant suinte dans les trous noirs.
Fais que nous soyons comme ces femmes
qui même désespérées
espéraient.
Dans la nuit de l’indifférence
et de l’imposture
où beaucoup s’imaginent ignorer Dieu
ou devenir Dieu
dans une complaisante intériorité,
fais-nous tenacement fidèles
comme ces femmes
et, comme Joseph, courageux.
Notre Père…
Corps du Christ, livré pour nous !
Sang du Christ, versé pour nous !
14. Jésus est mis au tombeau
Ta Croix ô Christ est notre lumière,
nous acclamons ta Résurrection
qui donne la Vie !
Mt 27,59-61
Joseph prit le corps de Jésus, l’enveloppa
d’un linceul très pur et le déposa dans son propre tombeau,
un tombeau neuf qu’il avait fait creuser dans le roc. Puis il roula une
grande pierre à l’entrée du tombeau, et s’en alla. Or
il y avait là, devant le sépulcre, Marie de Magdala et
l’autre Marie.
Avec les deux Marie
veillons à la porte encore scellée,
porte du tombeau, du cœur, de l’histoire.
Entre la Croix et la Résurrection,
dans la pénombre d’un long Samedi saint,
l’Esprit nous donne confiance.
Que ta mort, Jésus,
brise la force de la mort
et fasse jaillir la vie pour le monde.
Dans la lumière encore indécise,
dans la lumière qui soudain nous submerge,
que s’ouvre la porte du tombeau,
que se brise le cœur de pierre,
et que l’histoire trouve sens.
Soyons dans l’allégresse et dans la joie
car voici les noces de l Agneau (Ap 19, 7).
Notre Père…
Grain de blé qui tombe en terre,
si tu ne meurs pas,
Tu resteras solitaire,
Ne germera pas.
Qui à Jésus s’abandonne, trouvera la
vie,
Heureux l’homme qui se donne,
Il sera béni.