Ils regarderont vers celui
qu’ils ont transpercé
P. J. Gilon
1. Jésus est condamné à mort
Mt 27,17
« Lequel voulez-vous que je vous relâche :
Barabbas ou Jésus qu’on appelle Christ ?
»
Ils dirent : « Barabbas ».
(Or Barabbas était un brigand)
Pilate leur relâcha donc Barabbas.
Quant à Jésus, après l’avoir fait
flageller,
il le livra pour être crucifié.
On condamne un innocent,
on condamne le Juste.
Lui qui était venu nous révéler
l’amour de Dieu,
le voilà livré et condamné à
mort !
Il est mis au rang des assassins et des brigands.
Sa conduite et ses paroles
dérangeaient les bien-pensants.
Lui qui venait apporter la Vie, on veut sa mort !
Tu es le pauvre Seigneur Jésus,
en toi la gloire éternelle de Dieu
Prière
Seigneur, aujourd’hui encore,
des innocents sont condamnés.
Il nous arrive, à nous aussi,
par nos paroles, nos comportements, nos regards,
de condamner des gens,
de les condamner à mort.
Dans cette première étape de ta passion,
toi, le Juste,
tu as porté ces condamnations injustes.
C’est pourquoi nous mettons
dans tes bras ouverts sur la croix,
ces bras ouverts au monde entier,
toutes les souffrances des condamnés :
- tous les innocents
que l’on tue avant même leur naissance ;
- tous les innocents que l’on maltraite ;
- ces enfants que l’on exploite.
2. Jésus est chargé de sa croix
Mt 27,31
Quand ils se furent moqués de lui,
ils lui ôtèrent son manteau,
lui remirent ses vêtements
et l’emmenèrent pour le crucifier.
Il y en a à qui l’on charge la croix sur le
dos.
Ils ne l’ont pas cherchée !
Jésus non plus ne l’a pas cherchée,
on lui a mise - de force - sur le dos.
Il l’a acceptée, mais non cherchée.
Ne fallait-il pas que le Fils de l’homme
soit mis à mort pour le pardon des
péchés ?
O Croix sagesse suprême,
O croix de Jésus-Christ ! (bis)
Le Fils de Dieu lui-même
Jusqu’à la mort obéit ;
Ton dénuement est extrême
O Croix de Jésus-Christ !
Prière
Seigneur, nous pensons à ceux
qui sont chargés de croix appelées
maladie, handicap, guerre,
violence, injustice, faim,
ou encore « être sans abri »…
Toi qui n’avais pas de pierre
pour reposer la tête,
toutes ces croix d’aujourd’hui,
tu les as déjà portées en prenant ta
croix.
Tu les as prises en charge.
Seigneur, nous te confions
ceux qui portent douloureusement leur croix
et qui ne parviennent pas à dire « oui ».
Viens au secours de leurs faiblesses,
montre-nous ton amour et guéris-les.
3. Jésus tombe
pour la première fois
Jn 19,17
Il sortit, portant sa croix,
et vint au lieu-dit du Crâne,
ce qui se dit en hébreu « Golgotha »
La route est longue,
la route est dure vers le Golgotha.
La croix est lourde, les pavés inégaux…
Jésus tombe.
Il s’affale de tout son long…
Si l’espérance t’a fait marcher
plus loin que ta peur (bis)
Tu auras les yeux levés,
Alors tu pourras tenir, jusqu’au soleil de Dieu.
Prière
Seigneur, par cette chute,
tu as voulu prendre sur toi
toute la faiblesse humaine
et particulièrement nos premières chutes,
ces péchés que nous avions cru
ne jamais commettre ;
ces tentations auxquelles,
par orgueil peut-être,
nous avons cru pouvoir résister,
mais auxquelles nous avons succombé.
Tu les portes douloureusement.
Par le mystère de ta première chute,
nous te prions de venir guérir
les cœurs blessés.
Viens raffermir les genoux qui chancellent.
4. Jésus rencontre Marie,
sa Mère
Lc 2,35
Un glaive te transpercera le cœur.
Sur le chemin de douleurs,
mais aussi de salut pour nous,
se trouvait Marie, la Mère de Jésus.
Dans cette rencontre,
Elle redit une fois encore son « oui »,
le « oui » de l’Annonciation.
Elle veut le redire, l’assumer jusqu’au bout,
dans le silence, dans la fidélité.
Le vieillard Siméon le lui avait prédit :
elle souffre dans son cœur,
elle souffre en silence.
Cette communion intime et profonde,
c’est la rencontre de deux cœurs blessés
par la misère humaine,
la rencontre de deux regards,
la rencontre d’un même amour qui se donne,
la rencontre d’un même amour qui se livre.
Vierge au cœur transpercé,
viens guider nos pas ;
Vierge au pied de la croix,
éclaire notre route ;
Vierge de ceux qui souffrent,
donne-nous ton Fils.
Prière
Dans la grâce de cette rencontre,
nous te confions, Seigneur,
toutes les mamans qui, un jour,
ont dit « oui »
et qui veulent, comme Marie,
aller jusqu’au bout,
dans le silence, dans la fidélité.
Avec les mamans, nous te confions les papas.
Que leur « oui » soit également
un « oui » fidèle.
Mets sur la route des papas et des mamans,
mets sur la route de nos familles
parfois déchirées
Marie : qu’elle soit notre modèle,
notre intercesseur.
5. Simon de Cyrène aide Jésus à porter
sa croix
Mc 15, 2 1
Les soldats réquisitionnèrent,
pour porter la croix de Jésus,
un certain Simon de Cyrène,
le père d’Alexandre et de Rufus,
qui passait par là, revenant des champs.
Il rentrait du travail aux champs.
On l’a réquisitionné
pour porter le bois du supplice.
Sans doute n’a-t-il pas eu le choix !
Peut-être n’était-ce pas de bon
cœur.
Aujourd’hui encore,
il y a des gens réquisitionnés
qui n’ont pas choisi,
qui sont obligés de porter de lourdes croix.
Nous pensons aux parents
qui ont la responsabilité
d’un enfant handicapé ;
aux enfants qui ont la charge
de leurs vieux parents…
Où sont amour et charité,
Dieu lui-même est présent,
Car l’amour est de Dieu,
Car Dieu est amour.
Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit
Ne saurait aimer le Dieu qu’il ne voit pas ;
Voilà le commandement que nous avons reçu de
lui,
Que celui qui aime Dieu aime aussi son frère.
Prière
Seigneur, aide-les à comprendre
que ces croix,
tu les as portées avant eux, pour eux ;
mais aussi, qu’être réquisitionné,
porter la croix à ta suite
peut être source de grâces.
Tu l’as dit, Seigneur :
« Celui qui veut être mon disciple,
qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »
Fais de chacun de nous des Simon de Cyrène.
6. Véronique
essuie le visage de Jésus
Is 53,3
Objet de mépris, abandonné des hommes,
homme de douleurs, familier de la souffrance,
comme quelqu’un devant qui
on se voile la face,
méprisé, nous n’en faisions aucun cas.
Au bord du chemin, quelques femmes…
L’une d’entre elles, Véronique,
ose braver la foule
et passe au-delà du cordon de soldats
pour aller soulager cet homme
défiguré par la souffrance.
Véronique prend le risque
de passer au-delà des conventions,
au-delà du règlement inhumain,
elle brave l’injustice :
elle essuie le visage où se mêlent
la sueur et le sang.
Je cherche le visage,
le visage du Seigneur,
Je cherche son image,
tout au fond de vos cœurs
Prière
Seigneur, il y a parmi nous
tant de gens défigurés, torturés,
des pauvres, des petits, des innocents
défigurés par la souffrance ou la torture.
Mets sur leur route un cœur compatissant
un frère, une sœur qui,
par un sourire, une parole,
un geste, un regard, pourra essuyer
l’une ou l’autre trace de cette souffrance.
Suscite parmi nous des Véronique,
des « risquant »
pour les plus petits, les plus pauvres.
Nous te les confions,
toutes ces Véronique d’aujourd’hui,
tous ceux-là qui, inlassablement,
vont au secours de ceux qui souffrent,
de ceux qui sont dans la peine.
Nous te confions ceux qui osent
prendre des risques
pour défendre les plus petits.
Merci pour les Véronique
que nous avons déjà rencontrées
ou que nous rencontrerons sur nos routes.
7. Jésus tombe
pour la deuxième fois
Is 53,7
Maltraité, il s’humiliait,
il n’ouvrait pas la bouche,
comme l’agneau
qui se laisse mener à l’abattoir.
Comme devant les tondeurs
une brebis muette,
il n’ouvrait pas la bouche.
Après la première chute,
la première douloureuse chute,
Jésus se relève et continue sa route,
fidèlement.
Mais voici qu’une fois encore,
les genoux chancellent.
Jésus tombe à nouveau.
Oui je me lèverai, et j'irai vers mon Père.
Mon cœur a dit je cherche ta face,
Entends mon cri, pitié réponds-moi.
Prière
Seigneur, nous retombons nous aussi.
La persévérance dans la foi,
la persévérance dans l’espérance,
la persévérance dans la charité,
la persévérance dans l’amour au
quotidien,
dans l’humilité, le service,
l’obéissance, la prière,
cette persévérance
qui consiste à aller jusqu’au bout,
elle est bien difficile à vivre et nous tombons.
Nous te confions nos deuxièmes,
nos troisièmes et nos quatrièmes chutes…
et toutes nos chutes
par manque de persévérance,
par manque de fidélité.
8. Jésus console
les femmes de Jérusalem
Lc 23, 27-28
Une grande masse du peuple le suivait,
ainsi que des femmes
qui se frappaient la poitrine
et se lamentaient sur lui.
Mais se retournant vers elles, Jésus dit :
« Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi
pleurez plutôt sur vous-mêmes
et sur vos enfants.
Car, si l’on traite ainsi le bois vert,
qu’adviendra-t-il du bois sec ? »
Dans cette foule si diversifiée, des pleureuses.
Elles pleuraient, les femmes de Jérusalem
C’était peut-être leur métier.
Elles avaient l’habitude de suivre
le cortège des condamnés.
Jésus leur pose une question :
« Si le bois vert - le bois plein de vie -
est ainsi traité,
que fera-t-on du bois sec, du bois mort ? »
Où va notre monde si le bien est ainsi rejeté
?
Si l’innocent mérite la mort,
que méritons-nous ?
Jésus invite ainsi ces femmes
à pleurer leurs péchés.
Changez vos cœurs,
croyez à la Bonne Nouvelle,
Changez vos cœurs,
croyez que Dieu vous aime.
Je ne viens pas pour condamner le monde,
Je viens pour que le monde soit sauvé.
Prière
Seigneur, il est plus facile de nous lamenter
sur la dureté des temps
que de regarder la dureté de notre coeur.
Il est plus facile de pleurer sur le monde
que de faire notre examen de conscience.
Ta passion nous invite à la conversion.
Aussi, nous t’en prions,
que ta parole touche nos cœurs endurcis
afin que nous entendions ton appel
et qu’à notre tour,
nous puissions consoler ceux qui pleurent.
Tu l’as dit : Heureux ceux qui pleurent,
ils seront consolés. (Mt 5, 5)
9. Jésus tombe
pour la troisième fois
Lc 23,29-30
Voici venir des jours où l’on dira :
« Heureuses les femmes stériles,
les entrailles qui n’ont pas enfanté
et les seins qui n’ont pas nourri ! »
Alors on se mettra à dire aux montagnes :
« Tombez sur nous ! »
et aux collines : « Couvrez-nous. »
Se relever une fois ... se relever deux fois ...
Une troisième fois, Jésus se relève,
sans jamais se décourager !
Il veut aller jusqu’à l’extrême
de ses possibilités.
Il veut aller jusqu’au bout de l’amour.
Agneau de Dieu qui prend nos péchés (bis)
Tu donnes Vie au monde, vie,
Tu donnes Vie au monde.
Prière
Seigneur, à force de tomber,
il nous arrive de ne plus avoir
le courage de nous relever,
d’aller jusqu’au bout.
Nous souhaitons parfois
que les montagnes nous tombent dessus,
que les collines nous couvrent.
Nous te confions tous ceux qui, aujourd’hui,
(et peut-être nous demain)
sont au fond du désespoir,
sont déprimés ou au bord du suicide
parce qu’ils sont tombés bien bas,
parce que tout semble les accabler,
parce qu’ils n’ont plus
d’espérance.
Aide-les à se relever !
Qu’ils trouvent sur leur route
des Simon de Cyrène ou des Véronique
pour les aider à reprendre la route.
10. Jésus est dépouillé
de ses vêtements
Lc 23, 34
Jésus disait :
« Père, pardonne-leur,
car ils ne savent ce qu’ils font. »
Puis se partageant ses vêtements,
ils les tirèrent au sort.
À l’endroit de l’exécution,
le condamné est mis à nu.
Les vêtements qui collent à la peau
sont littéralement arrachés,
rouvrant toutes les plaies.
Quant à la tunique, elle est tirée au sort.
Jésus est dépouillé du peu qui lui
restait,
du peu qu’il avait.
Donne-nous Seigneur, un cœur nouveau,
Mets en nous Seigneur, un esprit nouveau.
Prière
Seigneur, beaucoup de nos frères
aujourd’hui, comme hier,
sont dépouillés du peu qu’ils ont
encore.
C’est terrible d’être mis à nu,
que ce soit dans son corps ou dans son coeur
On leur arrache le droit d’exister,
le droit au travail, le droit au respect,
leur réputation, leur fierté légitime,
leur intimité,
leur dignité d’homme, de femme ou
d’enfant,
par le viol ou la pédophilie.
Des plaies parfois très vieilles
sont mises à nu, sont rouvertes brutalement.
Nous te confions
ces frères souffrants, Seigneur,
et avec eux,
ceux qui n’entendent jamais que des cris,
qui n’assistent qu’à des scènes de
violence,
ceux dont l’amour est trahi ou bafoué,
tous les écorchés vifs
d’aujourd’hui
qui ne trouvent personne pour les défendre,
ni même compatir.
11. Jésus est cloué à la croix
Jn 19, 18
Ils le crucifièrent et avec lui deux autres :
un de chaque côté et, au milieu, Jésus.
Suprême torture d’une époque :
être cloué sur une croix,
être pendu au gibet de la croix.
Après la flagellation
et le couronnement d’épines,
après le long chemin du calvaire,
Jésus étend les bras sur le bois de la croix.
Il va jusqu’au bout du don.
Voici son corps livré…
pour le salut du monde.
Ses bras dessinent entre ciel et terre
le signe indélébile de la Nouvelle Alliance.
Mystère du Calvaire,
Scandale de la Croix :
Le maître de la terre
Esclave sur ce bois !
Victime dérisoire,
Toi seul es le Sauveur,
Toi seul le roi de gloire,
Au rang des malfaiteurs.
Prière
Nous te prions, Seigneur,
pour tous nos frères torturés,
crucifiés,
mis à mort à cause de leur foi.
Eux aussi, comme toi,
« ils passaient en faisant le bien ».
Ils n’ont pas été reconnus.
Eux aussi, tendent les bras
dans un dernier geste d’amour.
Nous te prions :
- pour les bons larrons d’aujourd’hui :
qu’ils reconnaissent ta royauté
- et pour les mauvais larrons,
qu’ils se laissent toucher par tant d’amour !
Que leur cœur ne se ferme pas
à tant de pardon !
Que le grain jeté en terre
et qui va mourir
porte beaucoup de fruits !
12. Jésus meurt sur la croix
Un temps de silence, de contemplation
de « Celui qu’ils ont transpercé ».
Jn 19, 26
Jésus voyant sa mère et,
se tenant près d’elle,
le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère : « Femme, voici ton Fils.
»
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère.
»
Dès cette heure-là, le disciple la prit chez
lui…
Jn 19,30
Quand il eut pris le vinaigre,
Jésus dit : «Tout est accompli. »
Et, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Juste avant sa mort, Jésus confie à sa
mère
- Jean, « le disciple qu’il aimait » ;
- chacun de nous, les fils bien-aimés du Père
;
- son Église qu’il aime comme une
épouse.
Nous chantons la Croix du Seigneur,
Qui se dresse sur l’univers,
Comme un signe éclatant,
de la gloire de notre Dieu.
Prière
Seigneur, nous te confions :
- tous ceux qui, confrontés au problème
de la souffrance et de la mort,
désespèrent ;
- tous ceux pour qui la mort est une fin
et non le commencement d’une autre vie.
Nous te confions les mourants
et particulièrement
ceux qui meurent seuls
dans l’abandon, le dénuement,
la misère physique ou spirituelle ;
ceux pour qui la vie n’a été que
vinaigre,
également ceux que l’Église a
abandonnés.
Sainte Marie, Mère de Dieu
et Mère des hommes,
penche-toi sur tes enfants.
Veille sur chacun d’eux
afin qu’aucun d’entre eux ne se perde !
Prie pour chacun de nous, pauvres pécheurs,
maintenant et à l’heure de notre mort.
13. Jésus est descendu de la croix
Jn 19,38
Après ces événements,
Joseph d’Arimathie,
qui était disciple de Jésus
- mais en secret par peur des Juifs -
demanda à Pilate
de pouvoir enlever le corps de Jésus.
Pilate le permit.
Ils vinrent donc et enlevèrent le corps.
Jésus est descendu de la croix
et remis dans les bras de sa mère.
Profonde est la douleur de la mère
qui perd son fils unique et tellement chéri,
qui le perd à cause des fautes
de ses fils adoptifs
et chéris que nous sommes.
Nous pensons à
- toutes les mamans dans les bras desquelles
on dépose leur enfant mort
d’un accident ou d’une maladie ;
- toutes les mamans qui voient leur enfant
défiguré par la drogue, le sida
ou la violence sous toutes ses formes ;
- toutes les mamans qui se désespèrent
de voir leur enfant mourir spirituellement.
Corps du Christ, livré pour nous !
Sang du Christ, versé pour nous !
Prière
Seigneur, nous te prions
pour toutes les mamans au pied d’une croix.
Nous te confions également
tous ceux qui assistent les mourants :
les médecins, les infirmières,
les aides-soignantes,
les aumôniers de clinique,
les visiteurs de malades,
les responsables de soins palliatifs.
Mets dans leur cœur
beaucoup de compassion.
Marie, sois leur modèle de foi,
de courage et d’amour.
14. Jésus est mis au tombeau
Jn 19, 41
Il y avait un jardin au lieu
où il avait été crucifié
et, dans ce jardin, un tombeau neuf
dans lequel personne n’avait encore été
mis.
À cause de la Préparation des juifs,
comme le tombeau était proche,
c’est là qu’ils déposèrent
Jésus…
La seule chose dont nous sommes certains,
c’est qu’un jour nous mourrons.
Tous, cependant, ne sont pas certains
d’avoir une sépulture digne.
Certains meurent sur des champs de bataille,
d’autres sont enterrés comme des bêtes :
la pierre est roulée, on ne parle plus
d’eux…
Grain de blé qui tombe en terre,
si tu ne meurs pas,
Tu resteras solitaire,
Ne germera pas.
Qui à Jésus s’abandonne, trouvera la vie,
Heureux l’homme qui se donne,
Il sera béni.
Prière
Seigneur, nous te prions pour les hommes
dont les corps seront abandonnés, là,
sans une sépulture digne.
Nous te confions particulièrement
tous les défunts
pour lesquels on ne prie jamais.
Accueille-les dans ton paradis
où il n’y a plus ni deuil, ni larmes,
ni misère, mais la joie et la paix.
15. La Résurrection de Jésus,
prémices
de notre propre résurrection
Jn 20, 8
Lorsqu’entra l’autre disciple
arrivé le premier au tombeau,
celui que Jésus aimait,
il vit et il crut.
En effet, ils ne savaient pas encore que,
d’après l’Écriture,
il devait ressusciter d’entre les morts.
Pour le chrétien, il y a une deuxième
certitude :
c’est que Jésus est ressuscité.
La mort est vaincue, Jésus est vivant.
Et un jour, avec lui, nous ressusciterons.
Comme l’avait encore annoncé
le prophète Isaïe :
À la suite de l’épreuve,
il verra la lumière et sera comblé.
Par sa connaissance,
le juste, mon serviteur,
justifiera les multitudes
en s’accablant lui-même de leurs fautes.
C’est pourquoi
il aura sa part parmi les multitudes.
(Is 53,11)
Saint Paul, à son tour, affirme :
Il s’est fait obéissant jusqu’à la
mort
et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté
et lui a donné un Nom
qui est au-dessus de tous les Noms,
afin qu’au Nom de Jésus,
tout genou fléchisse,
au ciel, sur terre et aux enfers,
et que toute langue proclame :
Jésus Christ est Seigneur,
à la gloire de Dieu le Père. (Ph 2, 8-11)
Il est vraiment ressuscité,
Pourquoi chercher parmi les morts ?
Il est vivant comme il l’a promis,
Alleluia !
Prière
Seigneur, avant que soit roulée la pierre,
tu avais porté toutes nos misères,
toutes nos souffrances.
Tu t’étais chargé de nos douleurs,
tu avais porté le péché des multitudes.
Au matin de Pâques, le Père te glorifie
pour ton amour et ta fidélité.
La mort est vaincue. Tu es vivant !
Nous te confions aujourd’hui
ceux qui n’ont pas d’espérance,
ceux qui attendent un peu d’amour
et qui n’en trouvent pas.
Seigneur, viens déchirer leur nuit,
remplis leur silence par ta Parole.
Que tous puissent se réjouir,
parce que Tu es vivant aujourd’hui.
Merci, Seigneur Jésus,
de nous entraîner dans ta victoire.
Merci de faire de nous
les témoins de ton amour.
Donne-nous en abondance
ton Esprit Saint. Amen !